| |
|
|
| |
|
 |
| Santé, social |
|
 |
201 000 postes à pourvoir
Infirmiers, sages-femmes
Quels métiers ? Infirmier, infirmier de bloc opératoire, infirmier anesthésiste, infirmier expert, infirmier clinicien, cadre infirmier, puéricultrice, sage-femme.
Perspectives. Plus d’un infirmier sur quatre prendra sa retraite d’ici à 2015 et c’est entre 2012 et 2015 que ces départs seront les plus importants. Or dans le même temps, la population française, vieillissante, "consommera" de plus en plus de soins infirmiers. Il faudra donc recruter massivement de nouveaux infirmiers pour répondre aux besoins. Si le secteur hospitalier est actuellement le principal employeur d’infirmiers, la part de professionnels exerçant en libéral progressera dans les prochaines années, du fait notamment du développement du maintien à domicile des personnes dépendantes. Dans le même temps, des formes alternatives d’exercice émergeront, par exemple, les soins infirmiers mobiles dans le cadre de l’hospitalisation à domicile. Dans un futur proche, les attributions des infirmiers pourraient également être étendues. Des postes d’"infirmiers experts", spécialisés dans le diabète ou la prise en charge de la douleur, ont d’ores et déjà été créés à titre expérimental pour compenser le manque de médecins dans certaines régions. En ce qui concerne les sages-femmes, selon une projection de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), les effectifs devraient progresser de 25 % entre 2006 et 2020. La natalité suivra-t-elle ?
Professions paramédicales
69 000 postes à pourvoir
Quels métiers ? Masseur-kinésithérapeute, orthophoniste, orthoptiste, manipulateur radio, opticien, audioprothésiste, psychologue, psychothérapeute, diététicien.
Perspectives. Les effectifs vont progresser de façon régulière pour la plupart des métiers paramédicaux. Toutefois, quelques professions devraient connaître une croissance plus soutenue : les spécialistes de l’appareillage médical (opticiens, audioprothésistes, etc.), les psychologues et les psychothérapeutes. De nombreuses professions paramédicales sont régulées par des quotas limitant le nombre de places à l’entrée des écoles. Si ceux-ci ne sont pas relevés, des déficits en personnel surviendront dans certains métiers. Par ailleurs, avec la baisse attendue de la démographie médicale, plusieurs métiers paramédicaux pourraient voir leur champ d’action élargi. Des expérimentations sont en cours autorisant le transfert de certains actes "médicaux", des ophtalmologistes vers les orthoptistes, des endocrinologues vers les diététiciens, des radiologues vers les manipulateurs radio.
Professionnels de l’action sociale
156 000 postes à pourvoir
Quels métiers ? Assistant de service social, éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants, cadre ou directeur d’établissement sanitaire social.
Perspectives. Les métiers de l’action sociale sont en forte croissance et le resteront encore plusieurs années. La protection sociale (aide sociale à l’enfance notamment), les personnes âgées et le handicap constitueront les principaux gisements d’emploi pour les travailleurs sociaux. Mais les métiers « historiques » du secteur (assistant de service social, éducateur spécialisé, directeur d’établissement) seront, en plus, massivement touchés par les départs à la retraite : de nombreux recrutements viseront donc aussi à combler ces départs. Des pénuries de main-d’œuvre pourraient d’ailleurs survenir dans certaines régions, en particulier en zone rurale et dans certaines grandes villes. Les principaux diplômes de la filière seront toujours très prisés, mais on verra émerger une demande accrue de personnel qualifié issu d’autres horizons, notamment pour les fonctions d’encadrement et de direction.
Témoignage : Cyrille Godfroy, 30 ans, éducateur de jeunes enfants, 1 500 € net par mois :
« Mon diplôme d’EJE me permet d’occuper un poste d’encadrement »
Dans un métier à 98 % féminin, Cyrille Godfroy fait figure d’exception : cet EJE (éducateur de jeunes enfants) travaille dans une crèche municipale qui reçoit chaque jour 80 enfants. Cyrille est responsable de la section des "moyens", qui réunit 24 bouts de chou âgés de 15 à 24 mois. "Mon diplôme d’État d’EJE, obtenu en 2001, me permet d’occuper un poste d’encadrement. Mais les enfants restent le cœur du métier. Il est important de les connaître, pour pouvoir identifier un comportement inhabituel." Cyrille Godfroy participe également à la gestion administrative de la structure. Plus tard, il aimerait devenir directeur d’une structure, ce qui serait une évolution logique dans sa carrière d’un éducateur de jeunes enfants.
Patricia Holl et Céline Authemayou
|
|