Il est difficile aujourd’hui de parler des médias d’information sans évoquer la place prise par Internet. C’est aujourd’hui un moyen d’information de plus en plus utilisé notamment par les plus jeunes. Cette source d’information est d’ailleurs souvent utilisée sans recul et conduit à du “copié-collé” un peu trop systématique. Son utilisation doit donc faire l'objet de véritables apprentissages.
Ces apprentissages doivent commencer dès le primaire : les enfants peuvent se retrouver seuls devant un ordinateur à la maison... Au cycle 3, internet est présenté comme un outil technique qu'il faut apprendre à maîtriser, mais aussi comme une source de dangers. Il faut donc apprendre à ne pas ouvrir n'importe quelle page, à ne pas tout dire sur internet et à ne pas faire confiance sans s'interroger... Des supports ludiques existent pour aborder ces thèmes, comme par exemple les personnages de Vinz et Lou.
Au collège ou au lycée, les documentalistes apporteront bien souvent une première sensibilisation à la question de la validité des sources sur Internet. C’est aussi un des objectifs du B2i. Tous les sites se valent-ils ? Quelle précaution pour faire le tri dans la masse d’informations offerte par le web ? Un petit détour par un site tel que hoaxbuster peut ouvrir les yeux des lycéens sur le nombre de « canulars » qui circulent...
A partir de ce premier contact, on peut aller plus loin. Il est possible de poursuivre la réflexion (en français ou en ECJS - éducation civique, juridique et sociale) sur la validité de l’information et l’origine des sources. Comment distinguer les faits de l’opinion ? les arguments rationnels des arguments d'autorité ? Les enseignants de SES (sciences économiques et sociales) peuvent aborder l'évolution du marché de l'information : les sites gratuits posent la question de la rentabilité de l'information, l'apparition de « contributeurs » non professionnels celle de la légitimité des journalistes.
Les enseignants doivent eux aussi se former en continu pour suivre les évolutions des médias en ligne, et pour comprendre l'utilisation qu'en font leurs élèves. Et cette auto-formation, bien évidemment, passe aussi par le web : il suffit de partir à la pêche aux blogs et aux sites spécialisés....Texte de Armelle Legars - Les Cahiers Pédagogiques