et la Commission européenne 
L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet du POM (petit objet multimédia) que vous avez visionné : une remise en contexte,
des clés pour comprendre, quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !
Cette vidéo est le fruit d’une collaboration entre RFI, Radio France Internationale, et Curiosphere.tv. Il s’agit d’un « POM », petit objet multimédia, réalisé par le collectif Hans Lucas, à partir des photos de Jean-Marc Munier rapportés du Sénégal pour « L’école des savoirs ».
Cette émission d'Emmanuelle Bastide, réalisée par Jean-Marc Munier, a pour but, selon RFI, « d’informer les jeunes et les moins jeunes qui réfléchissent à leur avenir, et de faire entendre ceux qui vivent l’Ecole tout autour de la planète... parce que l’Ecole cristallise tous les espoirs, toutes les colères et nous raconte le monde de demain ».
Un « POM » est un montage vidéo qui associe photographe, réalisateur, créateur sonore et illustrateur pour permettre une approche directe, sensitive et ludique d’un sujet et créer des passerelles entre information et création.
« L’école des savoirs » : Emission spéciale : l'éducation à Saint-Louis du Sénégal / Reportage dans le quartier de pêcheurs.
Pays : Sénégal
Nombre d'habitants : 13 711 597 (2009)
Capitale : Dakar
Revenu par habitant en dollars US valeur parité pouvoir d’achat : 1600$
Pourcentage de la population de moins de 15 ans : 42,2% (2009)
Langue officielle : Français
Superficie : 196 190 km2
Indépendance depuis : 1960 (ancienne colonie française)
Principales richesses : agriculture (manioc principalement), phosphate, sel, gaz naturel. Les industries agroalimentaire, chimique, textile, métallurgique se sont développées.
Depuis dix ans, le Sénégal s’est lancé dans la course à l’éducation pour tous, avec des résultats mitigés. Le reportage dans le quartier des pêcheurs de Saint-Louis du Sénégal, à 270 km au nord de Dakar, illustre quelques uns des problèmes rencontrés.
Dans ce secteur surpeuplé de la ville, un tiers seulement des enfants sont scolarisés, même si le nombre de classes est passé de huit, en 1998, à quinze aujourd’hui. Comme le dit le dicton local, ici, un enfant qui nait, c’est un pêcheur de plus pour demain.
Pourtant l’enseignement est gratuit, le directeur de l’école sensibilise les parents, fournit un manuel scolaire de lecture à chaque enfant. Rien n’y fait : la tradition de la pêche et l’absence d’autres débouchés freinent la scolarisation, même si les enfants rêvent parfois d’un autre avenir, conscients de la diminution des ressources de la mer et de ses dangers.
L’autre problème de l’éducation au Sénégal est lié à la privatisation de ce secteur : à ce jour, plus de la moitié des enseignants ne sont plus des fonctionnaires. Depuis deux ans, les grèves sont récurrentes et ces mouvements ont parfois pour conséquence la diminution de moitié des heures d’enseignement.
Paradoxe de l’aide humanitaire : des classes maternelles toutes neuves ouvrent leurs portes avec des salles informatiques connectées à internet, avec l’aide de l’état sénégalais et d’associations françaises.
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