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16 février 1943 : Service du Travail obligatoire

2010, Année internationale de la biodiversité

Fiche d'accompagnement de la vidéo

L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre, quelques chiffres et les points qui font débat. Bonne lecture !

1. En résumé

L’année 2010 a été décrétée Année internationale de la biodiversité par l’ONU. L'organisation de cette Année vise à relancer entre autres les engagements pris en 2002 lors du Sommet de Johannesburg sur le développement durable concernant la biodiversité. Les représentants de gouvernements ainsi que les acteurs de la société civile se retrouveront à Nagoya au Japon en octobre 2010 pour « appuyer la sensibilisation sur les dangers de la perte de la biodiversité et l'urgence de prendre des mesures au plus haut niveau ». À cette occasion, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, l’UICN, une organisation qui réunit plus de 80 gouvernements et plus de 1000 ONG, va promouvoir une « Éthique de la Biosphère ».

2. Définition et objectifs

Le mot « biodiversité » est une contraction de « diversité biologique », expression désignant la variété et la diversité du monde vivant. Dans son sens le plus large, ce mot est quasi synonyme de « variété du monde vivant ».

L’objectif de l’année internationale de la biodiversité est triple : faire comprendre ce qu’est la biodiversité et sa valeur, dénoncer les dégradations qu’elle subit et les dangers que cela fait courir à la planète et à ses habitants, et, enfin, mettre en avant les actions nécessaires à entreprendre, à tous les niveaux.

Comprendre la valeur de la biodiversité

La biodiversité dont nous sommes les témoins aujourd’hui est le fruit d’une évolution qui s’est façonnée pendant des milliards d’années, au gré de processus naturels et, de plus en plus, sous l’influence des êtres humains. Elle constitue la toile de la vie dont nous faisons intégralement partie et dont nous sommes totalement dépendants.

Cette diversité s’entend généralement en termes de grande variété de plantes, d’animaux et de micro-organismes. A l’heure actuelle, environ 1,75 millions d’espèces ont été identifiées. Les scientifiques évaluent le nombre d’espèces existant actuellement à environ 13 millions, mais ces estimations varient de 3 à 100 millions...

La biodiversité s’étend également aux différences génétiques à l’intérieur de chaque espèce : variétés de plantes cultivées, races de bétail… Les chromosomes, les gènes, et l’ADN – éléments constitutifs de la vie – déterminent le caractère unique de chaque individu à l’intérieur de chaque espèce. Enfin, la biodiversité est liée à la variété des écosystèmes que l’on rencontre dans les déserts, les forêts, les zones humides, les montagnes, les lacs, les fleuves, les rivières et les paysages agricoles. Dans chaque écosystème, les êtres vivants, y compris les êtres humains, forment un tout et interagissent, les uns avec les autres, mais aussi avec l’air, l’eau, et la terre qui les entourent.

Stopper la perte de la biodiversité

Notre attention est régulièrement attirée sur le problème des espèces en danger. Effectivement, elles disparaissent à un rythme 50 à 100 fois supérieur à celui qu’elles auraient dû suivre naturellement, et ce rythme devrait s’accélérer encore considérablement.

Mais c’est en réalité la fragmentation, la dégradation et la disparition inexorable des forêts, des zones humides, des récifs coralliens et d’autres écosystèmes qui constituent la plus grave menace pour la diversité biologique.
Les changements qui affectent l’atmosphère, comme l’amincissement de la couche d’ozone et les changements climatiques, ne font qu’ajouter des contraintes supplémentaires. Et la production alimentaire dans le monde pourrait également subir des perturbations sérieuses.
En 2009, la Commission européenne a publié un rapport alarmant sur l’état de la biodiversité à travers l'Europe : « de nombreuses espèces sont menacées, même si certaines commencent à recoloniser leur territoire traditionnel. Il faudra redoubler d'efforts. ». Quelques chiffres :

  • - Seules 1 à 3 % des forêts européennes sont considérées comme n'ayant pas été modifiées par l'homme.
  • - Depuis 1950, l'Europe a perdu plus de 50 % de ses zones humides, et la plupart de ses terres agricoles à haute valeur naturelle.
  • - La plupart des grands stocks de poissons se situent sous les limites biologiques de sécurité et sont donc insuffisant pour assurer un renouvellement à long terme.
  • - 800 espèces végétales sont menacées d'extinction totale.
  • - Plus de 40 % des mammifères indigènes, des oiseaux, des reptiles ou encore des papillons sont menacés.

Agir en faveur de la biodiversité

Du simple citoyen, jusqu’aux organisations internationales, en passant par les états, les entreprises, les collectivités locales, les pêcheurs, les agriculteurs… tout le monde peut et doit agir en intégrant son degré de responsabilité vis à vis de la biodiversité. La Convention sur la Diversité biologique, signée en 1992 au Sommet de Rio a fixé les règles suivantes :

  • - Identifier et surveiller les éléments constitutifs importants de la diversité biologique qui doivent être conservés et utilisés durablement.
  • - Créer des zones protégées où conserver la diversité biologique et promouvoir un développement durable et écologiquement rationnel dans les zones adjacentes.
  • - Remettre en état et restaurer les écosystèmes dégradés et favoriser la reconstitution des espèces menacées en collaboration avec la population locale.
  • - Respecter, préserver et maintenir les savoirs traditionnels qui permettent une utilisation durable de la diversité biologique grâce à l’implication des populations autochtones et des communautés locales.
  • - Prévenir l’introduction, contrôler, et éradiquer les espèces exotiques qui pourraient menacer des écosystèmes, des habitats ou des espèces.
  • - Réglementer les risques que présentent les organismes modifiés par la biotechnologie.
  • - Encourager la participation du public, particulièrement lors des études d’impact sur l’environnement des projets de développement qui menacent la diversité biologique.
  • - Eduquer les populations et les sensibiliser à l’importance de la diversité biologique et à la nécessité de la conserver.

3. L’agenda « Biodiversité »

  • 21 mars : Journée internationale des forêt
  • 22 mars : Journée mondiale de l'eau
  • 1er au 7 avril : Semaine du Développement Durable
  • 19 au 23 mai : Fête de la nature
  • 22 mai : Journée Mondiale de la Biodiversité
  • 5 juin : Journée mondiale de l'environnement
  • du 4 au 8 juin : Les Journées de la Mer
  • 8 juin : Journée mondiale des océans
  • 16 au 22 septembre : Semaine de la Mobilité et de la Sécurité Routière
  • 18 au 29 octobre : 10ème Conférence des signataires de la Convention sur la diversité biologique (CDB ) à Nagoya (Japon)

4. Le programme du Museum national d’Histoire naturelle

  • Jusqu’au 6-3/2011: Dans le sillage des requins, à l’Aquarium tropical de la Porte Dorée, Paris (75012).
    Une exposition du Museum d’histoire naturelle, sur une espèce vieille de 400 millions d’années, aujourd’hui menacée d’extinction, mettant en péril toute la biodiversité marine.
  • En avril : réouverture des serres, 57 rue Cuvier, 75005 Paris, après plusieurs années de travaux.
  • Du 14 avril au 14 février 2011, un grand voyage dans la biodiversité à l’heure de la 5ème extinction : A l’ombre des dinosaures, dans la Grande galerie de l’évolution, 36 rue Geoffroy St-Hilaire, 75005 Paris.
  • A partir de juin : création d’un « parcours biodiversité » dans la Grande galerie. Et création d’une « Galerie des enfants », pour observer, toucher, questionner… sur 3 milieux : la ville, la rivière, la forêt tropicale


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