retour à la vidéo
En partenariat avec

zerodeconduite.net

l’Amoco Cadiz

Écologie : ces catastrophes qui changèrent le monde de Virginie Linhart

Fiche d'accompagnement de la vidéo

L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le sujet de la vidéo que vous avez visionnée : une remise en contexte, des clés pour comprendre et les points qui font débat. Bonne lecture !

1. De quoi s’agit-il ?

Le smog de Londres, l’empoisonnement de la baie de Minamata, la marée noire de l’Amoco Cadiz, l’explosion du réacteur nucléaire de Tchernobyl : les désastres écologiques de grande ampleur se sont succédés depuis 1945.

Alors que nous mesurons aujourd’hui l’ampleur de la crise écologique, l’histoire des désastres qui ont ponctué les dernières décennies est peu connue. Surtout, on ne sait presque rien du soin mis par les autorités responsables à en minimiser les conséquences.

2. Quelques repères utiles…

Dans la seconde moitié du vingtième siècle les extraordinaires progrès de la science et des technologies, se sont accompagnés d’une montée des risques industriels. Si les grandes catastrophes du XIXe et du début du XXe siècle touchaient principalement les salariés, peu protégés sur le lieu de travail (ainsi dans le secteur minier : 1099 morts lors de la catastrophe de Courrières en 1906), le propre des catastrophes « modernes » est de toucher sans distinction les populations vivant aux alentours des sites de production : accidents spectaculaires (Seveso en Italie, Bhopal en Inde) ou pollutions plus insidieuses (ainsi la pollution au mercure de la baie de Minamata au Japon) mais tout aussi meurtrières. Le pire est atteint dans le cas d’une catastrophe nucléaire, dont le siècle écoulé n’a connu qu’un seul mais gravissime exemple : le documentaire revient notamment sur l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl, dont les conséquences (nuage radioactif) ont touché toute l’Europe.

L’objet du film de Virginie Linhart est de montrer comment chaque catastrophe a fait avancer la législation, dans chaque pays concerné mais aussi parfois sur le plan international : lois sur l’air en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, directive européenne « Seveso » après la catastrophe du même nom en Italie, interdiction des simples coques pour les pétroliers à partir de 2015. Mais il a fallu, pour que les gouvernements réagissent, que la société civile se mobilise et fasse contrepoids aux lobbys industriels : procès intenté par les pécheurs de Minamata à la société Sochiho, parution aux Etats-Unis de Printemps silencieux de la biologiste Rachel Carson, dénonçant les effets secondaires du DDT (1968), mobilisation des élus bretons pour faire condamner la société Amoco suite à la marée noire historique de l’Amoco Cadiz (1978).

Toutefois, en l’absence de législation mondiale contraignante, les sociétés internationalisées tendent à s’affranchir des réglementations nationales pour faire baisser les coûts de production : si elles concentrent les profits, les multinationales externalisent les risques et les responsabilités à des sous-traitants, et les délocalisent dans des pays aux législations plus favorables. On peut citer le naufrage du pétrolier Erika (affrété par la société Total mais battant pavillon maltais) ou la catastrophe du Probo Koala en Côte d’Ivoire.

Écologie : ces catastrophes qui changèrent le monde de Virgnie Linhart retrace également la naissance de l’idée d’écologie : si celle-ci fut totalement étrangère aux années d’après-guerre et à celles de la prospérité (jusqu’à la fin des années soixante), on peut dater sa naissance au début des années soixante-dix. En 1972 se tient ainsi la Conférence mondiale sur l'environnement de Stockholm. Elle pose les premiers droits et devoirs dans le domaine de la préservation de l’environnement. Ainsi, le principe 1 de la déclaration de Stockholm énonce : « L'homme a un droit fondamental à la liberté, à l'égalité et à des conditions de vie satisfaisantes, dans un environnement dont la qualité lui permette de vivre dans la dignité et le bien-être. Il a le devoir solennel de protéger et d'améliorer l'environnement pour les générations présentes et futures ». On peut rappeler que la première candidature écologique à la présidentielle française, celle de René Dumont, date de 1974.

Aujourd’hui la « catastrophe écologique » est une catastrophe globale : surexploitation des ressources (surpêche), déforestation accélérée, pollutions massives des sols et des mers. Les conséquences se mesurent à l’échelle de la planète : atteintes irréversibles à la bio-diversité, concentration en gaz à effet de serre et bien sûr réchauffement climatique. Largement popularisées par les médias (notamment à l’occasion du Sommet de Copenhague en décembre 2009), Ces problématiques ont été largement abordées par le cinéma au cours des dernières années : Une vérité qui dérange, Home de Yann-Arthus Bertrand, Le syndrome du Titanic de Nicolas Hulot...

3. À explorer pour aller plus loin…



retour à la vidéo

Moyen Age - Dynasties


curiosphere.tv est un site du groupe francetelevisions

Les sites du groupe France Télévisions :