Se protéger contre les agressions et les infections
Rapports consentants et vigilance face aux MST

Aussitôt que ce partage n’existe pas, que l’un des partenaires oblige l’autre, exerce sur lui un chantage physique ou affectif, il y a contrainte, coercition. Ce constat ne se limite pas aux rapports « contre nature » (pédophilie, inceste, viol). Peu importe que les protagonistes forment un couple, soient fiancés ou mariés, les insultes, les coups, la torture morale, le refus d’interrompre l’acte sexuel en dépit des suppliques… constituent des violences. Elles se nourrissent d’un rapport de forces qui n’a pas lieu d’être dans une relation. Les adolescents en ont rarement conscience : les rivalités, le pouvoir, l’agressivité sont des formes de communication qu’ils pratiquent volontiers en collectivité. Ils se soumettent à la loi du plus fort et s’en prennent aux plus faibles. Dans la sphère intime par contre, c’est inadmissible. Se servir du sexe pour dominer, assouvir des déviances, se venger, intimider, contrôler des personnalités fragiles est condamnable, passible de sanctions pénales. Avis à ceux qui prennent sans rien donner en échange : ils agissent en criminels !
Criminels aussi sont celles et ceux qui ne songent pas à se prémunir contre les maladies sexuellement transmissibles (herpès génital, syphilis, gonorrhée, hépatite B, HIV) ainsi que les grossesses non désirées. Noyés sous les recommandations, les jeunes se révèlent de moins en moins vigilants face aux MST qui connaissent une sourde recrudescence. Ils se voient invulnérables, ils « positivent », ils comptent sur les traitements. Pourquoi s’inquiéter ? Ils n’ont aucun symptôme alarmant, leur ami(e) est sérieux(se), ils ne sont pas en danger. Qu’en savent-ils ? Certaines infections sont asymptomatiques, certains partenaires ont un passé tumultueux ou sont malades et l’ignorent. En outre, les risques existent même la première fois, même avec des pratiques dites sûres – elles ne le sont jamais à 100 %. La pilule, le stérilet, les spermicides ne dispensent pas d’utiliser un préservatif ou une digue dentaire. Filles et garçons connaissent cela. Qu’ils en parlent en couple (la contraception ne concerne pas seulement les femmes). Qu’ils se tournent vers un médecin, un gynécologue, l’infirmière du lycée par exemple pour accéder aux diverses méthodes contraceptives. La bénédiction des parents sera la bienvenue ici… pour la tranquillité de tous. Personne ne doit jamais oublier que l’épanouissement personnel dépend en grande partie de la « santé » et de l’équilibre sexuels. Il convient donc de prendre ses responsabilités pour sa propre sécurité et par égard, par amour pour l’autre.



