La guerre froide (1947-1962)

3 - Les crises de la guerre froide 

Les guerres « chaudes » voient s’affronter les deux blocs.

La guerre de Corée (1950-1953) aboutit à la division en deux de la Corée : la Corée du Nord avec un régime communiste dur, piloté par la dynastie des Kim-Il-Sung, et la Corée du Sud, proche du modèle américain. Ces deux pays sont séparés par une zone « démilitarisée» où les incidents de frontières restent fréquents encore en 2009.

Où sont les zones de conflits ?

  • En Afrique, le continent est traversé dans les années 1950-1960 par des mouvements de décolonisation aidés par l’Union soviétique ;
  • Parallèlement, on constate un soutien de la CIA à des régimes peu démocratiques par peur de la « contagion soviétique » comme au Guatemala par exemple, ou encore en appui à des coups d'état, comme en Iran en 1953, contre le Premier ministre Mohammad Mossadegh qui prônait une politique de nationalisation des compagnies pétrolières ;
  • À Cuba : prise de pouvoir par Fidel Castro en 1959 et retentissant échec de « la baie des cochons », en avril 1961 : une tentative d'invasion de l'ile par des militaires armés et entrainés par la CIA. Plus de mille exilés cubains débarquent avec l'espoir de provoquer une rébellion contre le gouvernement castriste. Mais ce gouvernement est alors très populaire, le soulèvement n'a pas lieu et les mercenaires sont rejetés à la mer. Kennedy assume avec courage la responsabilité de ce cuisant revers bien que les plans de l'opération aient été préparés sous la présidence d'Eisenhower. L'embargo américain qui frappe Cuba depuis le début des années 1960 dure encore ;
  • En 1962, encore à Cuba, on assiste à la crise la plus grave de la Guerre froide : « la Crise des missiles soviétiques » déployés sur l'île. Pendant deux semaines, du 16 au 28 octobre 1962, le monde vit une période de danger extrême. Le risque de guerre atomique est même évoqué ;
  • La Yougoslavie cherche une voie autonome. Son chef, Josip Broz, yougoslave qui a adopté le nom de TITO en 1934, alors qu'il était membre du bureau politique du parti, rompt avec Moscou. Suite à la conférence de Bandung en 1955, il se rapproche de Nehru et de Nasser. Il devient ainsi l'un des principaux représentants du mouvement des non-alignés, créé en 1961 lors de la Conférence de Belgrade. A partir de ce moment, de nombreux procès sont organisés dans les pays de l'Est contre les communistes qui n'obéissent pas aveuglément à Moscou, accusés de soutenir les traitres « titistes ».

4 - Les premiers craquements

Après la mort de Staline, en mars 1953, certaines fissures vont apparaître, notamment à la suite des révélations du Rapport Khroutchev sur les crimes de Staline.

  • Tito, le président yougoslave, se réconcilie avec Moscou (1955) ;
  • La Hongrie tente aussi une voie autonome, mais les troupes soviétiques interrompent brutalement cette tentative en réprimant violemment l'insurrection de Budapest de novembre 1956 ;
  • De violentes émeutes ouvrières éclatent à Poznan en Pologne : c'est la première révolte du peuple polonais contre le régime communiste. Les manifestations massives d'octobre 1956 oblige les Soviétiques à accepter l'arrivée au pouvoir de Wladyslaw Gomulka, un communiste réputé réformateur.



curiosphere.tv est un site du groupe francetelevisions

Les sites du groupe France Télévisions :