BANLIEUES FRANCAISES
Violences urbaines
8 novembre - Face aux émeutes survenues dans certaines cités, le gouvernement décrète l'état d'urgence.  
  Après la mort de deux jeunes, électrocutés le 27 octobre dans un local EDF en banlieue parisienne, plusieurs cités connaissent des émeutes. Le 8 novembre, le gouvernement décrète l'état d'urgence. Les avis divergent sur le sens à donner à ce mouvement de révolte populaire.
  Rappel des faits
  Le 27 octobre dans la soirée, trois jeunes vivant dans une cité de Clichy-sous-Bois sont électrocutés dans un transformateur EDF, alors qu'ils tentaient d'échapper à la police. Deux d'entre eux meurent, le troisième est gravement blessé. Ce même soir, de violentes émeutes embrasent certaines villes de la banlieue parisienne et de province.

Le lendemain, Nicolas Sarkozy assure que les policiers ne poursuivaient pas les jeunes, ce qui s'avérera faux. Le même jour, une grenade lacrymogène lancée en direction d'une mosquée attise encore les violences. Alors que le pouvoir politique tergiverse, les jours qui suivent verront l'escalade des violences, avec leur lot de voitures et bâtiments incendiés. Le 7 à l'aube, la crise est devenue nationale. Le 8, le gouvernement décrète l'état d'urgence, tandis que la police multiplie les interpellations.

Crise urbaine, sociale, politique... : cet embrasement sans précédent, qui stupéfie le monde, est vu par beaucoup comme le résultat de trente ans de fiasco de la politique de la ville. Mais elle contribue aussi à faire resurgir le débat sur l'immigration, alors que la plupart des émeutiers sont français...


 200 millions Le saviez-vous ?
C'est, en euros, le coût
des émeutes, évalué par
la Fédération française
des sociétés d'assurance.
L'état d'urgence se fonde sur une loi de 1955 initiée à l'époque de la guerre d'indépendance en Algérie. Elle n'avait été utilisée que pour ce conflit et, depuis lors, pour des troubles en Nouvelle-Calédonie en 1984-1985.